La reprise face au doute Le marché immobilier coté reprend de la vitesse au Maroc. Addoha, Alliances et Résidences Dar Saada ont dépassé ensemble les 3 milliards de dirhams de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, soit une progression de 8,5 % sur un an.
Mais côté Bourse, l’ambiance reste beaucoup moins euphorique : l’indice du secteur immobilier affiche un recul de 7,3 % depuis le début de l’année.
Plus de ventes, plus de projets La reprise est portée notamment par l’aide directe au logement, les programmes de relogement et une demande résidentielle plus dynamique.
Début juin, plus de 105.000 bénéficiaires avaient déjà été recensés dans le cadre du dispositif d’aide au logement.
Les promoteurs semblent également avoir changé de méthode. Les nouveaux projets sont davantage lancés en fonction de la demande réelle, du pouvoir d’achat, des prix et du rythme de commercialisation, histoire d’éviter de construire pour ensuite laisser les stocks dormir.
Chez Addoha, les préventes ont progressé de plus de 20 % au deuxième trimestre, passant de 2.110 à 2.539 unités. Le groupe comptait également 23.791 logements en cours de réalisation à fin juin, représentant un potentiel de chiffre d’affaires estimé à près de 20 milliards de dirhams.
Alliances rebondit, Dar Saada accélère Après un premier trimestre difficile, Alliances s’est repris avec une hausse de 30 % de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre. Sur six mois, le groupe atteint environ 1,4 milliard de dirhams, en hausse de 6,5 %, avec 3.267 unités en prévente.
La progression la plus rapide revient toutefois à Résidences Dar Saada. Son chiffre d’affaires grimpe de 25 % à 202 millions de dirhams. Ses préventes ont atteint 16.168 unités, largement soutenues par des conventions liées à un programme de 15.400 logements à Marrakech.
Pourquoi la Bourse ne suit-elle pas ? Sur le papier, les indicateurs commerciaux sont donc plutôt encourageants. Pourtant, les marchés restent prudents. Depuis janvier, l’indice « Investissement et promotion immobilière » recule de 7,3 %.
La raison ? Les investisseurs ne regardent pas uniquement le nombre de réservations. Ils veulent surtout savoir si ces ventes se transformeront réellement en bénéfices, en marges solides et en cash. L’avancement des chantiers, les livraisons, les coûts de construction et l’endettement restent donc au centre de l’attention.
Les résultats semestriels attendus avant la fin septembre devraient apporter une première réponse. Pour les promoteurs cotés, le prochain défi est clair : transformer le redémarrage commercial en rentabilité durable.
